Ce que l’on voit sur le site

Envoyer Imprimer PDF

Description des lieux

Le château est situé dans son enceinte du XVIème siècle, encore entourée sur trois côtés par des douves en eau, larges de 14 m, alimentées par un ruisseau dont la source se trouve à l’entrée du village.

L’enceinte forme un quadrilatère de 140 m par 72 m et avait une tour aux quatre angles, dont deux subsistent, l’une face au château, l’autre à l’extrémité des écuries. Une troisième tour s’est effondrée après la deuxième guerre mondiale, du fait de son manque d’entretien. Une quatrième a été rasée au niveau du parapet, formant une jolie terrasse donnant sur les douves. Enfin, une tour située derrière la chapelle, pourrait être un reste de l’ancien castel ainsi que la pièce attenante faisant partie des écuries du XVIIème siècle. Un peu plus loin, au centre du mur d’appui des écuries, qui s’adossent sur le quatrième côté des douves, à présent comblées, une bretèche laisse supposer qu’une tour intermédiaire pouvait se trouver là.

 

Les écuries, particulièrement imposantes à Lévaré, forment un ensemble de plus de 80 m de long et sont agrémentées, dans la toiture, de 14 ouvertures rondes appelées occuli. Elles datent des XVIIème et XVIIIème siècles et plusieurs dates l’attestent, 1675 et 1740, chiffres que l’on retrouve sur les linteaux des lucarnes. Les écuries pouvaient abriter, par privilège royal, jusqu’à 99 chevaux.

 

Le pont-levis donnait accès à la plateforme, face au logis principal. Il a été déplacé au XVIIIème siècle (la date de 1727 est gravée sur son tablier) et il forme aujourd’hui un portail de pierre avec un pont fixe et des garde-corps en ferronnerie, qui permet de franchir les douves par le côté Est.

 

Le corps du logis est à deux étages, construit à partir de 1531, orienté au Sud, encadré par deux pavillons à trois étages, flanqués aux angles Ouest et Est de deux tourelles en encorbellement, couronnées à l’époque par une coupole de pierre qui n’existe plus. Le pavillon Est accolé au donjon du XIVème siècle a été détruit par un incendie en 1956.

 

La chapelle, reconstruite en 1733, en remplace une antérieure. Elle a une abside à trois pans et un haut plafond en voûte, habillé de panneaux de bois peints en bleu, comme c’était souvent le cas car il s’agissait de charpentiers de marine.